TRUMP EST-IL A PART ?

Publié le par Rahima

Donald Trump a posé le pied en Suisse ce jeudi 25 janvier. L'avion présidentiel Air Force One a atterri en fin de matinée à Zurich, d'où le président américain devait prendre un hélicoptère pour rallier Davos et participer au Forum économique. L'élite économique mondiale se demande si elle va être mangée à la sauce « America First », ou au contraire courtisée par le toujours imprévisible président américain. Donald Trump entend « raconter au monde à quel point l'Amérique est formidable et comment elle va bien. [...] Notre pays est enfin en train de GAGNER à nouveau ! » avait-il tweeté peu avant de quitter les États-Unis.

Comment sera accueilli le discours protectionniste de Trump ?

Donald Trump s'entretiendra à Davos avec la Première ministre britannique Theresa May, alors que la « relation spéciale » entre les deux pays bat de l'aile, et avec le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, ainsi qu'avec le président rwandais Paul Kagame. Theresa May, qui doit s'exprimer ce jeudi, devrait exhorter les investisseurs à faire pression sur les géants du numérique pour endiguer la désinformation, les « fake news », mais aussi les discours haineux ou le harcèlement sexuel, selon des extraits de son discours communiqués à l'avance.

Premier président américain à se rendre au Forum économique mondial depuis Bill Clinton, Donald Trump est attendu avec des sentiments mitigés. Sa récente réforme fiscale, qui baisse nettement le taux d'imposition des entreprises, la flambée de Wall Street et la robuste croissance des États-Unis ont de quoi plaire aux grands banquiers et PDG. Mais le discours protectionniste de Donald Trump et ses sorties intempestives sur des sujets géopolitiques sensibles tranchent avec le ton très consensuel prisé à Davos, où les tables rondes sur les bienfaits du libre-échange alternent avec les initiatives caritatives.

Macron, leader du « monde libre », d'après le New York Times

« Pas précisément une audience bien disposée » envers le président américain, juge William Allein Reinsch, du Center for International and Security Studies. Selon lui, dire que Donald Trump « se jette dans la gueule du loup est une bonne métaphore ». « Ne soyons pas dans l'idée qu'il y a une confrontation entre l'Europe et les États-Unis, elle n'est pas possible, elle n'est pas souhaitable, nous devons être dans une coopération, mais il y a clairement deux voies », a constaté le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, interrogé à Davos par l'Agence France-Presse.

 

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